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Protection

Mis à jour le

C'est le sujet que l'on repousse, parce qu'il ne rapporte rien à court terme et qu'il oblige à envisager des choses désagréables.

Il mérite pourtant d'être traité avant le choix du statut, pas après : votre statut détermine votre couverture, et changer de statut pour la corriger coûte plus cher que de bien choisir au départ.

Ce que votre statut couvre déjà

En micro-entreprise et en EURL (gérant majoritaire), vous relevez du régime des travailleurs indépendants. Vous cotisez pour l'assurance maladie, les allocations familiales et la retraite de base. La couverture existe, mais elle est minimale sur deux points précis : les indemnités journalières en cas d'arrêt, et l'invalidité.

En SASU, le président est assimilé salarié. Cotisations nettement plus lourdes, mais couverture alignée sur celle d'un cadre — retraite complémentaire comprise, et prévoyance de meilleur niveau.

En portage salarial, vous êtes salarié : couverture complète, assurance chômage incluse, en échange de frais de gestion importants.

Aucun de ces statuts, hors portage, n'ouvre droit à l'assurance chômage sur votre activité indépendante.

Les trois risques à traiter soi-même

L'arrêt de travail

C'est le risque le plus probable et le plus sous-estimé. Les indemnités journalières du régime des indépendants sont soumises à un délai de carence et plafonnées : un arrêt de quelques semaines peut représenter une perte de revenu importante, sans que l'activité s'arrête de coûter.

Une prévoyance couvre ce risque. C'est, pour la plupart des indépendants, le premier contrat à souscrire — avant la mutuelle, avant tout le reste.

La responsabilité professionnelle

Si votre travail cause un dommage à un client, votre responsabilité est engagée, et votre patrimoine avec elle selon votre statut.

La responsabilité civile professionnelle est obligatoire pour certaines professions réglementées, facultative pour la plupart des métiers du numérique — mais de nombreux clients l'exigent contractuellement. Dans les métiers où une erreur a des conséquences lourdes, comme la cybersécurité, elle est difficilement facultative.

La retraite

Les cotisations retraite d'un indépendant en micro-entreprise ouvrent des droits proportionnellement faibles. Un revenu modeste peut ne pas valider quatre trimestres dans l'année.

Deux leviers : le plan d'épargne retraite, dont les versements sont déductibles dans certaines limites, et le choix du statut lui-même — la SASU cotise davantage et ouvre plus de droits.

Ce que nous ne faisons pas encore

Nous ne comparons aucune offre d'assurance sur ce site.

Comparer et recommander des contrats d'assurance relève d'une activité réglementée, encadrée par le statut d'intermédiaire. Nous ne publierons de comparatif qu'après avoir cadré ce point, et il portera alors ses critères de sélection en clair, ainsi que la mention de toute rémunération éventuelle.

En attendant, cette page explique les mécanismes plutôt que de vous orienter vers un contrat.

Un ordre de priorité, si vous partez de zéro

  1. Une prévoyance couvrant l'arrêt de travail et l'invalidité.
  2. Une réserve de trésorerie équivalente à plusieurs mois de charges fixes — c'est la protection la plus immédiatement utile, et la seule qui ne coûte aucune cotisation.
  3. Une responsabilité civile professionnelle, surtout si vos clients l'exigent ou si votre métier expose.
  4. Une complémentaire santé adaptée à votre situation familiale.
  5. Une épargne retraite, une fois les quatre premiers points traités.

Le simulateur vous donne le net dont vous disposez réellement : ces contrats se financent dessus, et méritent d'être budgétés avant d'être choisis.